Jacques Offenbach, le XIXe siècle en musique

Jacques Offenbach, le XIX<sup>e</sup> siècle en musique


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  • Jacques Offenbach.

    NADAR (Gaspard Félix TOURNACHON, dit) (1820 - 1910)

  • Scènes de la grande duchesse de Gerolstein et de Barbe-bleue d'Offenbach.

    ORLEANS François Philippe d' (1818 - 1900)

  • Orphée aux Enfers d'Offenbach.

    CHERET Jules (1836 - 1932)

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Titre : Jacques Offenbach.

Auteur : NADAR (Gaspard Félix TOURNACHON, dit) (1820 - 1910)

Date représentée :

Dimensions : Hauteur 0 - Largeur 0

Technique et autres indications : Photographie sur papier salé.

Lieu de Conservation : Musée d'Orsay site web

Contact copyright : © Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

Référence de l'image : 91-001114-02 / PHO1991-2(58)

© Photo RMN-Grand Palais - H. Lewandowski

Scènes de la grande duchesse de Gerolstein et de Barbe-bleue d'Offenbach.

© Photo RMN-Grand Palais - D. Arnaudet

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Titre : Orphée aux Enfers d'Offenbach.

Auteur : CHERET Jules (1836 - 1932)

Date de création : 1874

Date représentée : 1874

Dimensions : Hauteur 127 - Largeur 90

Technique et autres indications : Lithographie en couleurs.

Lieu de Conservation : Bibliothèque nationale de France (Paris) site web

Contact copyright : © Cliché Bibliothèque Nationale de France

Référence de l'image : AFF-CHERET (JULES)

Orphée aux Enfers d'Offenbach.

© Cliché Bibliothèque Nationale de France

Date de publication : octobre 2006

Contexte historique

Une trajectoire hors du commun

Lorsqu’il débarque à Paris en novembre 1833, à l’âge de quatorze ans, Jacques Offenbach est un petit immigré juif allemand sans le sou qui n’a pour tout capital que son talent de violoncelliste et la volonté acharnée de réussir. Il lui faut se contenter de briller dans les salons, en espérant obtenir les appuis indispensables pour « percer ».

La révolution de 1848 ramène Offenbach à Cologne, sa ville natale, où il attend des jours meilleurs. Il y remporte ses plus grands succès (La Belle Hélène, 1864 ; Barbe-Bleue, 1866 ; La Grande-Duchesse de Gérolstein, 1867 ; Les Brigands, 1869), tout en s’imposant dans d’autres salles (La Vie parisienne au Palais-Royal en 1866). Quatre mois après sa mort, il obtient un triomphe posthume à l’Opéra-Comique avec son opéra fantastique, Les Contes d’Hoffmann.

Analyse des images

Un compositeur et ses images

La mémoire collective a gardé l’image de l’Offenbach vieillissant, perclus de goutte et emmitouflé dans ses fourrures. Le portrait réalisé par Nadar vers 1850 montre un autre Offenbach, plus jeune. Il n’a déjà plus la longue chevelure qu’il portait lorsqu’il était le « Paganini du violoncelle », et son lorgnon et ses favoris le rendent immédiatement reconnaissable. Installé dans le même fauteuil où Nadar fera asseoir Gérard de Nerval quelques années plus tard, le jeune musicien fixe le spectateur avec assurance, dans une attitude non dénuée d’un certain romantisme. Le cliché a été pris au moment où Offenbach entre à la Comédie-Française.

L’aquarelle du prince de Joinville se rapporte, elle, à la période la plus glorieuse de sa carrière puisqu’elle présente une scène de Barbe-Bleue (1866) et une autre de La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867). La première montre la fureur du général Boum alors que sa souveraine nomme général en chef le simple soldat Fritz. La seconde illustre la présentation par le sire de Barbe-Bleue de sa nouvelle épouse, l’ex-paysanne Boulotte, à la cour du roi Bobèche. Le prince de Joinville, troisième fils de Louis-Philippe et marin émérite, a réalisé ces deux scènes d’après des frontispices de partition, car, de 1848 à 1870, il est banni de France, comme toute sa famille.

Si l’aquarelle du prince est l’œuvre d’un amateur doué et n’a sans doute été montrée qu’à des proches, l’affiche d’Orphée aux Enfers a au contraire été conçue pour être vue par le plus grand nombre et pour produire le plus d’effet possible. Par son génie publicitaire, Chéret parvient à suggérer la richesse exceptionnelle de la mise en scène, Offenbach ayant dépensé plus de 200 000 francs pour la reprise de son œuvre fétiche au Théâtre de la Gaîté. Sur la gauche, John Styx, l’ex-roi de Béotie, masque la cohorte des dieux et des déesses tandis que, de l’autre côté, Eurydice lève sa coupe à Bacchus, devant Jupiter déguisé en mouche. Ces personnages encadrent le char d’Apollon dont l’élévation dans le ciel marque le clou du spectacle, lors du finale du deuxième acte.

Interprétation

Une esthétique de la richesse

Offenbach a su créer un genre lyrique adapté aux attentes d’un public désormais plus large. Pour tous ses contemporains, sa musique – vive, nerveuse, électrique – symbolise la nouvelle société qui naît sous le Second Empire. Si toutes les couches sociales apprécient les cent dix ouvrages scéniques composés par Offenbach, il les a cependant destinés en priorité à la bonne société dont il recherche les faveurs. Il est significatif que ce soit un prince, fils du dernier roi des Français, qui soit l’auteur de l’aquarelle ici présentée. Le prince de Joinville a sans doute applaudi la cantatrice Hortense Schneider (mise en valeur dans les deux scènes qu’il a peintes) lors d’une tournée à Londres où l’aristocratie anglaise lui faisait régulièrement un accueil triomphal. On sait que, d’avril à octobre 1867, le rôle de la grande-duchesse de Gérolstein a valu à Hortense Schneider la visite de toutes les têtes couronnées venues à Paris pour l’Exposition universelle. Pour retenir ce public élégant qu’il avait commencé à approcher depuis la fosse d’orchestre de la Comédie-Française, Offenbach a toujours voulu lui offrir les spectacles les plus riches et les plus magnifiques.

Les deux théâtres qu’il a dirigés, les Bouffes-Parisiens et la Gaîté, furent aménagés à son initiative de façon à offrir aux spectateurs le maximum de luxe et de confort. À la Gaîté, Offenbach invente « l’opéra-bouffe-féerie », un genre qui concurrence les fastes du « grand opéra » et annonce la revue de music-hall en mêlant musique, chant, comédie, effets spectaculaires et ballet. À l’origine opéra bouffe en deux actes et quatre tableaux, Orphée aux Enfers devient en 1874 à la Gaîté un opéra-féerie en quatre actes et douze tableaux. Chéret, à qui Offenbach avait fait confiance dès 1858, traduit avec maestria cet « éblouissement en douze tableaux » que salua la presse.

  • fête impériale
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  • Nerval (Gérard de)
  • ballet
  • théâtre
  • Comédie-Française

Bibliographie

Siegfried KRACAUER, Jacques Offenbach ou le Secret du Second Empire, Paris, 1937, rééd.Paris, Gallimard, coll. « Le Promeneur », 1994.Jean-Claude YON et Laurent FRAISON, Offenbach, Les Dossiers du Musée d’Orsay n° 58, Paris, R.M.N., 1996.Jean-Claude YON, Jacques Offenbach, Paris, Gallimard, coll. « N.R.F.Biographie », 2000.

Pour citer cet article

Jean-Claude YON, « Jacques Offenbach, le XIXe siècle en musique »


Video: Jacques Offenbach - Barcarolle from The Tales of Hoffmann, Belle nuit, ô nuit damour


Commentaires:

  1. Roldan

    Très simplement en paroles, mais en actes, beaucoup ne correspondent pas, tout n'est pas si rose !

  2. Zavier

    vosche meilleur !!!

  3. Rhett

    Et qu'est-ce qu'on fait sans ta grande phrase

  4. Skah

    Désolé, le message est loin

  5. Verdell

    dyaya .... vieux temka, mais il n'y a pas de mi ^^ même si vous ne regardez pas les photos))) pas de fsё ^ _ ^

  6. Matilar

    Ce n'est rien de plus qu'une convention

  7. Creketun

    Absolument d'accord avec vous. L'idée est excellente, vous en conviendrez.



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